3 facteurs qui pourraient faire la différence en demi-finale de l’Est

Andrew Mahon/LCF.ca
TORONTO – Pour une deuxième saison consécutive, les Blue Bombers de Winnipeg participeront à la demi-finale de l'Est.
Après avoir décroché leur place en éliminatoires via le croisement en 2025, les Bombers se sont inclinés 42-33 face à Montréal en demi-finale de l'Est. De nouveau qualifiés pour les éliminatoires en vertu du croisement un an plus tard, les Blue Bombers se rendront à Toronto en fin de semaine pour affronter les Argonauts, dans un duel opposant deux équipes affichant un bilan de 9-9.
Les deux équipes se sont partagé les honneurs lors de leurs deux confrontations en saison régulière. Les Blue Bombers l'ont emporté 30-21 lors de la semaine 6, avant que les Argos ne prennent leur revanche quelques mois plus tard avec une victoire de 30-28 lors de la semaine 17. En raison de la Coupe du Monde de la FIFA, les deux matchs ont eu lieu au Princess Auto Stadium de Winnipeg, ce qui signifie que ce sera la première rencontre au BMO Field.
Voici trois facteurs clés pour cette demi-finale de l'Est.
LES QUARTS-ARRIÈRE
Les deux équipes abordent cette rencontre avec des interrogations au poste de quart-arrière.
Chad Kelly, le quart-arrière des Argonauts de Toronto, a dû quitter la rencontre de la semaine 20 contre Ottawa dès le premier quart, Nick Arbuckle prenant le relais pour la quasi-totalité du match. Ni Kelly ni Arbuckle n'ont joué lors de la semaine 21, les Argos ayant donné du temps de jeu à Tucker Horn et Luis Perez contre Montréal. Kelly s’est entrainé avec les partants, mardi, ce qui indique qu’il devrait être à son poste, mais nous n’aurons pas de confirmation avant la publication de la formation partante, vendredi.
De leur côté, les Bombers ont perdu Zach Collaros au troisième quart du match crucial de vendredi dernier en Colombie-Britannique. Dru Brown a été spectaculaire en relève, complétant ses 11 passes pour 185 verges et deux touchés, permettant à Winnipeg d'inscrire 31 points consécutifs et de l'emporter 34-10.
L'état de santé de Kelly et Collaros sera parmi les principaux sujets de discussion à l'approche de samedi après-midi.
L'ATTAQUE AÉRIENNE DE TORONTO
Que ce soit Kelly ou Arbuckle au poste de quart-arrière, on sait que le point fort de Toronto réside dans son jeu par la passe. Malgré le fait qu'il ait manqué pratiquement trois matchs entiers, Kelly est l'un des trois quarts-arrière à avoir accumulé 5000 verges ou plus par la passe cette année; il a cumulé 5067 verges par la passe et a lancé 33 passes de touché, étant toutefois victime de 24 interceptions.
N'oublions pas non plus que lors de ses deux matchs complets, Arbuckle a lancé 68 fois pour 607 verges et quatre touchés. Les Argonauts possédaient la meilleure attaque aérienne de la Ligueen saison régulière, avec une moyenne de 342,5 verges par match avant la semaine 21.
Fait intéressant, Toronto affronte Winnipeg, qui a terminé la saison avec la meilleure défense contre la passe de la LCF. Les Bombers n'ont concédé que 272,1 verges par la passe en moyenne par match, grâce, notamment, aux efforts herculéens de joueurs comme Evan Holm, Willie Jefferson et Major Williams.
L'UTILISATION DE BRADY OLIVEIRA
Une tendance s'est dégagée en deuxième moitié de saison à Winnipeg et mérite d'être surveillée de près durant ce match éliminatoire.
Lors des neuf derniers matchs de la saison, lorsque le demi offensif Brady Oliveira a atteint la barre des 10 courses, il a franchi la barre des 100 verges au sol. Cela s'est produit à cinq reprises en fin de saison, notamment lors du match crucial de la semaine 21 contre les Lions, où Oliveira a cumulé 149 verges et deux touchés en 15 courses.
Certes, la charge de travail d'Oliveira dépend parfois du déroulement du match. Mais sachant que les Argos ont concédé en moyenne 108,2 verges au sol par match en saison régulière, Oliveira devrait jouer un rôle important dans la stratégie offensive. Un nombre de courses à deux chiffres pour le meilleur porteur de ballon de la Ligue semble être un atout majeur pour la victoire des Bombers.