3 facteurs qui pourraient faire la différence en demi-finale de l'Ouest

Éliminatoires27 oct. 2026

LCF.ca

TORONTO – Pour une troisième saison d’affilée, les Roughriders de la Saskatchewan et les Lions de la Colombie-Britannique s’affronteront lors d’un match éliminatoire dans la Ligue canadienne de football (LCF).

La saison dernière, les Roughriders avaient signé une victoire de 24-21 au terme d’une finale de l’Ouest riche en rebondissements, disputée au Mosaic Stadium, en Saskatchewan. Un an plus tard, les Lions espèrent prendre leur revanche devant leurs partisans, eux qui accueilleront la demi-finale de l’Ouest samedi après-midi au BC Place.

Les deux équipes ont terminé la saison régulière avec une fiche de 10-8. Toutefois, comme la Colombie-Britannique a remporté deux de ses trois duels face à la Saskatchewan, les Lions ont obtenu l’avantage au bris d’égalité et, donc, le droit de recevoir la rencontre.

Leur positionnement en vue des éliminatoires étant déjà déterminé, les Lions ont perdu leurs deux derniers matchs, choisissant de faire reposer plusieurs de leurs partants – ils avaient cependant remporté neuf de leurs 10 derniers matchs. De leur côté, les Roughriders ont gagné leurs deux derniers duels, s’assurant ainsi du troisième rang de la division Ouest et mettant fin à une série de quatre défaites.

Voici trois facteurs déterminants pour la demi-finale de l’Ouest de samedi, au BC Place, entre les Roughriders et les Lions.

LA DÉFENSE CONTRE LA COURSE DES LIONS

Même au cours de leur début de campagne difficile (1-5), les Lions ont toujours été une équipe contre laquelle il a été difficile de courir cette saison. C’était en effet le cas lors de la semaine 2 – la Colombie-Britannique était en congé lors de la semaine 1 –, et la tendance s’est maintenue tout au long du calendrier régulier.

Les Lions ont terminé au premier rang de la LCF pour la moyenne de verges au sol concédées par match cette saison (71,3), tout en n’accordant que 13 touchés au sol. Ils ont pris l’habitude de neutraliser les porteurs de ballon adverses, ce qui promet un duel intéressant ce samedi.

Le demi offensif des Roughriders, A.J. Ouellette – qui n’a pas joué lors de la semaine 21 contre les Elks d’Edmonton –, a connu une saison frustrante, principalement en raison de quelques blessures. En huit rencontres, Ouellette a cumulé 501 verges et un touché au sol, affichant une moyenne de 4,6 verges par course. Mais Ouellette a déjà prouvé sa valeur lors des éliminatoires; il devrait donc être au sommet de sa forme face à ce défi particulièrement coriace que représente la défense contre la course des Lions.

TREVOR HARRIS

Il faut bien admettre que désigner un quart-arrière comme un facteur déterminant d’un match éliminatoire n’a rien d’une idée révolutionnaire. Cela dit, pour une équipe de la Saskatchewan quelque peu déstabilisée à l’aube des éliminatoires, le fait de pouvoir compter sur un vétéran comme Trevor Harris à la position de passeur est un atout précieux. Après tout, les Roughriders sont passés d’une qualification aux éliminatoires qui semblait acquise à une course à trois pour le dernier rang donnant accès au tournoi automnal lors de la dernière ligne droite de la saison.

Avec Harris, la Saskatchewan dispose d’une présence rassurante, celle d’un joueur qui a déjà vécu ce genre de situation. Harris, qui a terminé au premier rang des passeurs du circuit pour les verges par la passe avec 5370 cette saison, entame ce qui sera son 13e match éliminatoire en carrière dans la LCF. En 17 rencontres, il a aussi décoché 32 passes de touché.

N’oublions pas non plus que Harris est le joueur par excellence en titre du match de la Coupe Grey. Alors que des rumeurs – certes légères – évoquaient une possible retraite après la saison dernière, on peut s’attendre à voir un Harris parfaitement concentré maintenant que les éliminatoires de la 113e Coupe Grey sont arrivées.

LES BOTTEURS

L’an dernier, le duel entre ces deux équipes en éliminatoires a tenu les partisans en haleine jusqu’à la toute fin, les Roughriders l’emportant par trois petits points seulement. Alors que l’écart pourrait, encore une fois cette année, être très mince, les performances des botteurs des deux équipes prendront une importance capitale. Et dans cet affrontement, nous retrouvons deux des meilleurs spécialistes en la matière en 2026.

D’ailleurs, lorsqu’on pense à Sean Whyte des Lions, on pense à l’un des meilleurs joueurs de l’histoire de la LCF, et la saison 2026 ne pas fait exception. Whyte a réussi 43 de ses 47 bottés de placement, soit un taux de réussite de 91,5 % – une cinquième saison consécutive avec un taux supérieur à 90 % pour lui.

Dans le camp adverse, on retrouve Brett Lauther, récemment revenu au sein de son ancienne équipe, qui a su laisser derrière lui les frustrations de l’an dernier. Après avoir enregistré un taux de réussite de 72,2 % en 2025 – le plus bas de sa carrière –, Lauther s’est joint au ROUGE et NOIR d’Ottawa et a connu la meilleure saison de sa carrière, avant d’être échangé aux Roughriders à la date limite des transactions. Au total, Lauther a converti 39 de ses 42 bottés de placement cette année, affichant un taux de réussite de 92,9 %.

D’après une chronique de Pat Steiberg publiée sur CFL.ca.