6 éléments qui détermineront les équipes qui accèderont aux finales de division

Arthur Ward/LCF.ca
TORONTO – Les éliminatoires sont arrivées dans la Ligue canadienne de football (LCF), et l’intensité est sur le point de monter en flèche.
Alors que les enjeux augmentent et que chaque match peut être synonyme d’élimination, les ingrédients essentiels à la victoire prennent une importance capitale.
Voici trois éléments qui détermineront quelles équipes poursuivront leur parcours lors des éliminatoires, tant pour la demi-finale de l’Est que pour la demi-finale de l’Ouest.
DEMI-FINALE DE L’OUEST | SASKATCHEWAN C. COLOMBIE-BRITANNIQUE
LES HOMMES AU CENTRE
Ce duel oppose deux excellents secondeurs intérieurs, chacun étant capable d’imposer sa domination et de faire basculer la dynamique de la rencontre.
Darnell Sankey, des Lions de la Colombie-Britannique, et Jameer Thurman, des Roughriders de la Saskatchewan, ont chacun été désigné joueur défensif par excellence de leur équipe respective, et ce, pour d’excellentes raisons.
Sankey a dominé la LCF avec un total de 136 jeux défensifs, incluant 114 plaqués et un nombre remarquable de 12 passes rabattues.
Thurman n’est pas en reste : il a terminé le calendrier régulier à égalité au quatrième rang du circuit avec 112 jeux défensifs, dont 101 plaqués, trois sacs et cinq plaqués pour des pertes.
Si l’un de ces joueurs connaît une journée exceptionnelle, il est tout à fait capable, presque à lui seul, de faire basculer l’issue de la partie de samedi.
D’EXCELLENTS RECEVEURS
Chacune de ces équipes dispose d’une attaque aérienne redoutable. Si le match se transforme en festival offensif, c’est probablement l’équipe qui réussira le plus grand nombre de gros jeux qui fera pencher la balance en sa faveur.
Chaque quart-arrière – Trevor Harris, de la Saskatchewan, et Nathan Rourke, de la Colombie-Britannique – peut compter sur un éventail de talentueux receveurs, capables de réaliser des jeux explosifs ou des réceptions cruciales pour prolonger les séries offensives de leur club.
Harris, meneur de la LCF pour les verges par la passe cette saison avec 5370, peut cibler des joueurs comme KeeSean Johnson (1328 verges) et Kian Schaffer-Baker (1033 verges), ainsi que le joueur canadien par excellence lors de la dernière Coupe Grey Samuel Emilus (582 verges en neuf matchs) et Dhel Duncan-Busby, l’une des révélations de la saison 2026 (788 verges).
Rourke (4614 verges par la passe) peut également se réjouir des options qui s’offrent à lui : Keon Hatcher Sr. (1147 verges), Justin McInnis (1060 verges) et Jermaine Jackson (1018 verges) ont tous franchi le cap des 1000 verges sur des réceptions cette saison. À cela s’ajoute Jevon Cottoy, qui a conclu la saison régulière avec 763 verges sur des réceptions en 12 rencontres.
Quelle attaque aérienne dominera, samedi, au BC Place?
LES ATTAQUES AU SOL ONT AUSSI DU POTENTIEL
Si les deux équipes se ressemblent au chapitre du jeu aérien, samedi, le jeu au sol pourrait bien s’avérer être l’élément décisif.
La Saskatchewan espère voir surgir le « Thor des éliminatoires » au poste de demi offensif.
A.J. Ouellette (501 verges au sol en huit matchs) semble toujours passer à une vitesse supérieure lorsque les éliminatoires arrivent.
De l’autre côté, les Lions disposent d’une arme redoutable avec leur duo composé de James Butler et Zander Horvath, qui ont cumulé ensemble 1433 verges au sol en 2026.
Ces deux formations sont capables de tirer grand profit de leur attaque au sol. Si l’une d’elles y parvient, cette stratégie pourrait bien être la clé pour accéder au tour suivant.
DEMI-FINALE DE L’EST | WINNIPEG C. TORONTO
DES QUESTIONS CHEZ LES QUARTS-ARRIÈRE
Au moment d’écrire ces lignes, une incertitude plane sur la situation des quarts-arrière partants de chacune des équipes en vue de la demi-finale de l’Est de samedi.
Chad Kelly (5067 verges par la passe) sera-t-il en mesure de prendre part au match, lui qui a dû quitter la rencontre de son équipe lors de la semaine 20 à Ottawa et qui a manqué le dernier match du calendrier régulier des Argonauts, la semaine dernière, contre Montréal?
Si Kelly est rétabli, les Torontois pourront poursuivre ce qu’ils ont amorcé en 2026 : privilégier les passes dans les zones profondes. Si c’est plutôt Nick Arbuckle qui est aux commandes, Toronto tentera bien sûr quelques longs jeux, mais l’équipe adoptera probablement une approche axée davantage sur le contrôle du ballon.
Quant aux Blue Bombers, ils pourraient compter, ou pas, sur leur vétéran Zach Collaros.
La semaine dernière, Collaros a dû quitter le match de Winnipeg en Colombie-Britannique en raison d’une blessure. Quand il a quitté le terrain, l’attaque des Blue Bombers éprouvait de sérieuses difficultés. C’est le substitut Dru Brown qui a pris le relais, se montrant particulièrement efficace pour mener les siens à la victoire.
Qu’il s’agisse de remplaçants en pleine possession de leurs moyens ou de partants diminués par des blessures, les joueurs qui dirigeront l’attaque pour chacune de ces formations, samedi, devront surpasser leur vis-à-vis.
BRADY CONTRE LE MONDE
Un atout que possèdent les Blue Bombers, mais pas les Argonauts, est un jeu au sol fiable et efficace. Il faut dire que les Torontois n’ont pas vraiment mis l’accent sur cet aspect cette saison.
Le demi offensif de Winnipeg, Brady Oliveira, a dominé la LCF au chapitre des verges au sol en 2026, totalisant 1493 verges en 237 courses, soit une moyenne de 6,3 verges par course.
Si les Blue Bombers et lui parviennent à prendre leur élan, il est fort probable que la rencontre tourne à l’avantage des visiteurs au BMO Field.
La défense de Toronto aura un rôle crucial à jouer, qui pourrait même s’avérer décisif si elle parvient à neutraliser Oliveira.
DES BOTTÉS IMPORTANTS
Dans ce qui pourrait bien être un match très serré, les botteurs pourraient avoir l'occasion de jouer un rôle décisif dans l’issue de la rencontre.
Sergio Castillo, des Blue Bombers, a réussi 53 de ses 64 placements cette saison, se classant ainsi au deuxième rang de la LCF, à seulement deux placements réussis du premier.
Lirim Hajrullahu, des Argonauts, a manqué un placement relativement facile qui aurait pu offrir la victoire à son équipe lors de la semaine 7, avant de se retrouver sur la liste des blessés jusqu’à la semaine 14. Depuis son retour au jeu, il affiche toutefois une impressionnante fiche de 16 placements réussis en 18 tentatives.
Castillo et Hajrullahu sont deux vétérans fiables qui pourraient, samedi, faire pencher la balance entre la victoire et la défaite.
D’autres botteurs joueront également un rôle clé en demi-finale de l’Est : James Burnip, de Toronto (moyenne de 50,5 verges par dégagement), et Jamieson Sheahan, de Winnipeg (moyenne de 48,5 verges par dégagement), sont des botteurs dotés d’une grande puissance. Grâce à leur capacité à botter le ballon dans les airs longtemps, sur de longues distances et de manière très précise, ils s’avèrent des atouts cruciaux dans la bataille pour la position sur le terrain.